Le roman «la porte de la mer» de Youcef Zirem vient de paraître aux éditions Intervalles, un hymne à la vie, à la liberté.

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Le roman «la porte de la mer» de Youcef Zirem vient de paraître aux éditions Intervalles, un hymne à la vie, à la liberté.

Le roman « La porte de la mer » de Youcef Zirem nous interpelle à plus d’un titre. Dès le début nous sommes frappés par le titre très évocateur, nous pensons tout de suite à la liberté mais la photo nous montre une femme enfermée qui ne voit le monde extérieur qu’a travers une fente, une déchirure.

Il y a de prime abord une dualité entre cette photo de couverture qui montre une femme désespérée et le titre qui est plein d’espoir, le lecteur est alors envahi d’une impatience inouïe pour ouvrir le livre et entrer dans l’histoire qu’il pressent écorchée vive et plonger dans cette mer inconnue.

Dès la première page on constate que le roman est dédié au poète chanteur compositeur Brahim Saci,  » A brahim Saci, pour la clairvoyance de son regard, pour sa poésie qui sait saisir l’essentiel, pour ses chansons toutes enrobées d’un humanisme serein et toujours en mouvement. » qui est comme une clé ouvrant une petite porte pour découvrir un peu plus ce roman. Puis l’auteur cite une phrase de Fernando Pessoa, « J’ai conquis, un petit pas après l’autre, le territoire intérieur qui était mien de naissance. J’ai réclamé, un petit espace après l’autre, J’ai accouché de mon être infini, mais j’ai dû m’arracher de moi-même au forceps. » comme pour nous donner une deuxième clé ouvrant une autre porte de compréhension pour mieux aborder le livre.

Nous découvrons une histoire tragique émouvante dans une Algérie déchirée qui se recherche. Les protagonistes sont tantôt perdus dans une société en effervescence où parfois la folie dicte ses lois, tantôt lucides pour panser ses blessures, se frayer un chemin et réinventer l’espoir. L’auteur dans une transfiguration de la réalité en allégorie de la critique d’une société algérienne extrêmement corrompue, une méthodologie stricte de l’observation, de la description, qui nous rappelle l’écriture d’Émile Zola.

Dans ces vives descriptions des inégalités sociales génératrices des passions les plus viles, à travers des personnages attachants que la misère ne plie pas, nous ne pouvons nous empêcher de penser à Honoré de Balzac tant le héros balzacien est un observateur révolté qui contemple impuissant. La forme narrative parfois hachée parfois fluide nous rappelle aussi par moments William Faulkner.

Ainsi l’héroïne Amina consciente de son impuissance mais ne baisse pas les bras, elle avance pour ne pas oublier, dans une Algérie qui cultive l’oubli de peur de se regarder dans le miroir.

Amina me fait penser à Nedjma de Kateb Yacine dans la transfiguration de l’Algérie tant elle témoigne d’une Algérie défigurée, meurtrie.

Brahim SACI

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